Comme tous les espaces de société, celui de la création
artistique est gagné par une logique de rentabilité et le culte de la
personnalité. Mise en concurrences cannibales, compétition permanente, podiums
au nombre de places réduites, tapis rouge au kilomètre et palais clé en main.
Etc.
Toute initiative ne portant pas en elle ces éléments
(aspirations) a très peu de chance de perdurer.
Toute personne qui ne peut, ou ne désire adhérer à cette
logique se retrouve dans une situation de précarité plus ou moins forte si elle
n'est pas déjà sortie du circuit.
Les apparences sont trompeuses. Si on peut constater la
multiplicité des concerts, expositions, installations, représentations,
ballets, etc. c'est surtout le signe d'une vaine recherche d'oxygène, ces
initiatives d'une durée de vie extrêmement courte ne sont pour la plupart pas
ou très peu rémunérées.
La garantie d'une écriture continue de la culture dans la
cité découle d'abord d'un travail quotidien de formation, de transmission, de
recherche, d'échange, de présentation, etc., qui ne sont directement porteur
d'aucun retour économique ou d'image.
Ce travail doit justement exister hors de toute contrainte
financière, hors du temps réducteur de l'évènementiel, prédateur de main
d’œuvre fragilisée, et vorace de matériel et d'argent public.
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