L'homme doit-il être considéré
comme une marionnette au prise avec son destin ou l'homme se bat-il
avec la
marionnette qu'on lui impose dés la naissance ?
La bataille que livre tout homme
n'est-elle pas une bataille avec des normes sociales, des codes, des
obligations qui lui forge un sur-moi pesant qui le rend maladroit,
incapable de
se mouvoir avec aisance
L'homme se bat avec son vécu
sa
tragédie et la tragédie de son siècle,
il s'oppose, se débat, se révolte, lutte
contre le monde et contre lui-même en tant que
représentation de ce monde.
La bataille que
mène l'acteur
contre sa propre marionnette donne à voir le " travail "
comme
élément vital comme fabrication de l'agir, comme
essentiel à la vie. Cette
bataille est comme une danse de l'être, comme un quotidien
qui se déploie.
Une
scénographie
Des femmes et des hommes sont sur la peau de la terre, une immense toile qui prend au gré des scènes des formes différentes. Une peau tendue, distendue, une peau malade sue laquelle se joue un reste de vie « L’homme marionnette » est représenté également par des marottes, des marionnettes manipulées par les comédiennes et comédiens. Marionnettes qui prennent de temps en temps la place des personnages et qui dédoublant le jeu permettent à l’acteur une « distanciation » redoublant le sens. L’action est représentée et en même temps distancier.